Catégorie : liberté

Rébellion chez les crayons

rébellion crayons

Par Drew Daywatt et Oliver Jeffers, éditions Kaléidoscope, 6 à 8 ans, 32 pages, couverture rigide, 23,95$tx

La révolte gronde chez les crayons de couleur, certains se plaignent de trop travailler, d’autres souffrent de se sentir délaissés, voire ignorés… Duncan est bien embêté !

Prix jeunesse des libraires du Québec – Lauréats 2015
Prix jeunesse des libraires du Québec – Finalistes 2015
Prix jeunesse des libraires du Québec – Liste préliminaire 2015 Liste préliminaire 2015: 6-11 ans

rebellion crayons pages

Du même auteur…La suite: Les crayons rentrent à la maison. Couverture rigide, 23,95$tx.

crayons rentrent maison

Une suggestion Jeunesse par la librairie Monet
« Duncan croyait qu’après avoir fait la paix avec ses crayons, il allait pouvoir continuer à dessiner et colorier tranquillement. Mais c’est sans compter un paquet de cartes postales qui a été déposé sur son lit durant ses vacances… Drew Daywalt et Oliver Jeffers nous reviennent avec les nouvelles aventures désopilantes des crayons de cire du jeune Duncan, en plus de nous présenter de nouveaux crayons. Impossible de résister au charme de ces personnages colorés et terriblement attachants, auxquels il arrive encore une fois des mésaventures rocambolesques. Osons le dire, cet album est encore meilleure que Rébellion chez les crayons, ce qui, avouons-le, n’est pas un mince exploit! » – Une suggestion de Pierre-Alexandre Bonin

 

La princesse qui voulait devenir générale

Par Sophieprincesse voulait devenir générale Bienvenu (illustré par Camille Pomerleau), les éditions de la Bagnole, dès 8 ans, 136 pages, 16,96$tx

Emma n’est pas une princesse comme les autres. Dans le royaume que son père, Philippe le 118e, gouverne d’une poigne de fer, elle veut devenir générale. Mais pour le roi, il n’en est pas question : le devoir d’Emma est d’assumer son titre et sa fonction de princesse. Refusant ce triste sort, la jeune fille va devoir se battre et faire preuve d’ingéniosité pour choisir son destin.

Voici une entrevue réalisée avec l’autrice Sophie Bienvenu par le Huffington Post en septembre 2017

 

« La princesse qui voulait devenir générale » : Sophie Bienvenu et la littérature jeunesse engagée
L’écrivaine fait un pas de côté et met le pied pour la première fois en littérature jeunesse.
 
Par Samuel Larochelle

Les habitués des romans de Sophie Bienvenu (Et au pire, on se mariera, Chercher Sam, Autour d’elle) connaissent ses histoires subtiles et puissantes, réalistes, crues et douloureuses. Mais voilà que l’écrivaine fait un pas de côté et met le pied pour la première fois en littérature jeunesse, en publiant « La princesse qui voulait devenir générale », une histoire fantaisiste où l’on suit les aspirations non-traditionnelles de la petite Emma, pendant que son frère Gigi, digne héritier du trône, veut succéder à son papa ô combien conservateur en devenant une reine et en espérant marier un prince d’une tribu ennemie!

 

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Éditions de la Bagnole
 

Qu’est-ce qui t’a poussée à écrire de la littérature jeunesse?

Quand je suis allée à Bologne en 2013, j’ai vraiment trippé sur la ville et j’ai appris qu’il y avait une foire du livre jeunesse là-bas. Je me suis dit « tiens, je pourrais faire un livre pour enfants et j’aurais peut-être la chance d’y être invitée ». Quelques heures après, l’histoire est arrivée d’un seul coup dans ma tête! Visiblement, ça devait être fait.
Pourquoi as-tu créé une Emma loin des stéréotypes?

Si j’avais une petite fille, je militerais pour qu’elle ne lise jamais des histoires traditionnelles de princesses… Je trouve que la société essaie de construire des princesses et des petits guerriers à l’échelle des enfants, et que ça donne des hommes qui ne sont pas près de leurs émotions et des femmes qui pensent devoir se maquiller pour séduire. J’aimais l’idée qu’elle soit une princesse pour casser l’image habituelle qu’on s’en fait.
Tu voulais aussi écrire une histoire d’empowerment (autodétermination) féminin, non?

Complètement! Que ce soit avec Emma qui veut prendre une position de leader, qui sait ce qu’elle veut et qui s’arrange pour l’obtenir. Ou encore le personnage de Sacha la grise, qui est la cheffe des Nomades, sans que sa position surprenne parce que c’est une femme. Je trouve qu’il y a encore trop de livres faits avec de vieux clichés, et je pense qu’il faut donner un bon coup de pied là-dedans!